Planeur Club de l'Atlantique

  Qu'est ce qu'un planeur ?

A quoi ressemble un planeur ?

Ce qui différencie visuellement un planeur d'un avion en premier lieu, c'est bien l'absence de moteur ! Mais la différence ne s'arrête évidemment pas là. D'un point de vue esthétique, le planeur possède de grande ailes minces dont l'envergure va de 15 mètres jusqu'à 26 mètres ! Sa conception autour de lignes fines et élégantes lui attribue les performances aérodynamiques les plus abouties parmi l'ensemble des aéronefs existants.

DG600 en vol Vue générale d'un planeur en vol (ici un DG 600)


Qu'ils soient monoplaces ou biplaces avec doubles commandes, la plupart des planeurs actuels sont en matériaux composites constitués par des fibres de verre ou carbone, et de la résine, recouvert par du gel-coat qui lui donne sa couleur blanche. On trouve encore des planeurs de conception plus ancienne, fabriqués en bois et toile, et plus rarement, entièrement métalliques.

Le planeur est constitué d'un fuselage au niveau duquel se rattachent les ailes. Il comporte un des empennages sur la partie arrière constitués par un plan horizontal, la profondeur, et un plan vertical constituant la dérive. Les ailes et empennages comprennent des gouvernes qui permettent au planeur d'évoluer dans les airs (voir schéma ci-dessous).

L'avantage non négligeable des planeurs réside dans leur capacité à être démonté, et ainsi être transporté dans une remorque, par exemple après un atterrissage dans un champ ou tout simplement pour le convoyer par la route !

Constitution générale d'un planeur
Constitution générale d'un planeur


Parmi les paramètres caractérisant les performances d'un planeur, on parle souvent de finesse maximale. Cette donnée caractérise la capacité de l'engin à parcourir une distance donnée en perdant un minimum d'altitude (souvent 1000 m) en air calme (sans vent, ni turbulences). Par exemple, un planeur de finesse maximale 45 pourra parcourir 45 km en perdant 1000 mètres d'altitude, soit une distance parcourue 45 fois plus importante que la hauteur perdue !

Comment un planeur décolle-t-il ?

Il existe trois méthodes pour permettre au planeur de voler de ses propres ailes.

Dans notre club, celle employée est le remorquage. L'avion remorqueur tracte au moyen d'un câble le planeur et le dirige vers une ascendance. Une fois l'ensemble parvenu dans cette dernière, à une hauteur d'environ 500 m, le pilote du planeur largue alors volontairement le câble une fois dans la "pompe" (ascendance). Le planeur vole par ses propres moyens !

Principe du remorquage Le planeur décolle toujours avant l'avion remorqueur


Une autre méthode de plus en plus utilisée est celle du treuillage. Elle consiste à faire décoller le planeur à la manière d'un cerf-volant. Le planeur étant accroché à un câble, un treuil à l'autre extrémité de piste l'enroule rapidement, permettant ainsi une mise en l'air du planeur en l'espace de 30 secondes.

Principe du treuillage
Principe du treuillage


Par ailleurs, certains planeurs peuvent décoller de façon autonome grâce à un dispositif d'envol incorporé, sous forme de moteur rétractable à l'intérieur du fuselage pour les machines les plus modernes.

Les commandes et instruments de vol

Pour voler, les pilotes de planeur disposent de plusieurs commandes :

Commandes Photo des commandes dans le cockpit ???


Le manche : il permet de faire piquer et cabrer le nez du planeur, en agissant sur la gouverne de profondeur, lorsqu'on le bouge vers l'avant ou l'arrière. Lorsqu'il est actionné vers la gauche ou vers la droite, il actionne les ailerons et permet d'incliner l'appareil pour une mise en virage à gauche ou à droite.
- Les palonniers : ce sont des pédales qui sont utilisées simultanément avec le manche pour effectuer une mise en virage, et également pour corriger le phénomène de dérapage.
- La poignée bleue : elle sert à déployer les aérofreins des ailes pour que le planeur descende plus rapidement, en particulier lors de l'atterrissage.
- La poignée jaune : elle sert à larguer le câble de remorquage
- La poignée noire : elle permet de rentrer ou sortir le train d'atterrissage pour les planeurs dont le train est escamotable
- La poignée verte : il s'agit du compensateur de profondeur. C'est une assistance au pilotage, pour ne pas trop fatiguer les bras à tirer ou pousser comme un fou sur le manche.
Pour faciliter le pilotage, divers instruments au niveau du tableau de bord permettent au pilote d'avoir connaissance des paramètres de vol à chaque instant :

Tableau de bord d'un planeur Photo détaillée d'un tableau de bord


1- Un FLARM : système électronique de détection des autres planeurs. 2- Un anémomètre (ou badin) : il indique la vitesse du planeur, en kilomètres/heure
4- Un calculateur/intégrateur : celui-ci donne en temps réel tout un ensemble de paramètres de vol tels que la vitesse moyennes des ascendances rencontrées, la finesse actuelle, l'altitude.
3- Un variomètre : cet instrument indique au pilote la vitesse verticale (en m/s) du planeur, et par la même occasion la puissance de l'ascendance rencontrée.
5- Un altimètre : pour mesurer l'altitude de l'appareil (en mètres)
6- Le compas : il s'agit d'une boussole qui indique le cap magnétique du planeur lorsqu'il vole en ligne droite.
7- La radio : pour communiquer avec les autres planeurs, les contrôleurs, les personnes en piste.
- Une bille : elle remplit le même rôle que le fil de laine sur la verrière, celui d'indiquer le comportement symétrique du planeur en vol, et permet d'indiquer les éventuels dérapages, que le pilote corrigera.

De nos jours, beaucoup de pilotes utilisent des systèmes de navigation par satellites GPS, qui leur permet de connaître leur position, la direction à prendre lors de circuits mais également d'autres paramètres du vol. Mais il ne remplace pas la bonne vieille carte qui reste l'accessoire n°1 en navigation ! Par ailleurs, nombreux sont aujourd'hui les planeurs équipés du système d'alerte anticollision FLARM qui aide le pilote à mieux apprécier la position des autres planeurs aux alentours, équipés du même système. Des planeurs sont également équipés de transpondeur qui permet aux contrôleurs aériens de visualiser les évolutions des planeurs sur leurs écrans radar.

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